Par KKM

Les chancelleries de l’Union Européenne, des Etats-Unis, du Suisse et du Canada présentes à Kinshasa ont dans une lettre commune publiée jeudi 16 novembre, dit être « vivement préoccupés » par les récentes  déclarations attribuées à certain nombre de responsables des forces de police congolaises et de Gouverneurs de provinces ayant annoncé de manière anticipatoire la perturbation de manifestations pacifiques organisées par la société civile et des partis d’opposition ce 15 novembre.

Parmi les déclarations qui ont choqué, il y a les propos du gouverneur du Nord-Kivu lundi dernier dans sa résidence. Julien Paluku a accusé en kiswahili les mouvements citoyens de chercher à « détruire » le Nord-Kivu pour des « intérêts électoralistes ». Autres déclarations, c’est celle du commandant de la police de Goma qui en des termes très crus a menacé d’arrêter les manifestants qualifiés d’ « inciviques ». Sans oublier le commandant de la police de Kinshasa qui annonçait quelques heures plus tard que les protestataires seraient dispersés « sans pitié ».

Des déclarations qui pour les quatre signataires ne correspondent pas aux principes démocratiques et au respect des libertés d’expressions et de réunion. Qui pour eux « sont également contradictoires avec l’engagement du gouvernement de la RDC de soutenir un processus électoral crédible, libre et apaisé en 2018. », rapporte le communiqué

Cependant, les quatre chancelleries rappellent le droit de se rassembler et le droit d’organiser des réunions publiques comme étant inhérents à tout processus démocratique crédible. Plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions.

« Le gouvernement congolais pourrait travailler avec la société civile et les représentants de l’opposition pour s’assurer que ces événements se déroulent en toute sécurité et sans incident », conclu le communiqué