Par Roberto Tshahe 

L’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), principal parti d’opposition en République Démocratique du Congo, connait un sérieux vent de dissidence après la disparition de son leader, Étienne Tshisekedi, mort à Bruxelles il y a plus d’un an. Et ce mouvement de départs et de remise en cause de la légalité des uns et des autres inquiète l’opinion, au regard de son ancrage dans la société congolaise. Attendu par tous, l’Udps/Limete a annoncé, par le biais de son secrétaire général Jean-Marc Kabund, nommé par le défunt Tshisekedi de son vivant, son congrès pour les 26 et 27 février enfin d’élire un nouveau président.

D’une part, les Pionniers de l’Udps (un collectif qui regroupe les anciens de ce parti) juge inopportun la tenue de ce congrès. D’après eux, le mieux à faire serait de privilégier avant tout l’unité du parti. D’autre part, Bruno Tshibala, actuel premier ministre et ancien compagnon de Tshisekedi, a été consacré successeur par les membres de son Udps/Tshibala, à l’issue d’un congrès qu’il a convoqué en décembre 2017.

« Monsieur Tshibala sait très bien qu’il n’a pas cette légalité là, ni la légitimité pour agir. Mais comme nous sommes dans un pays où tout un chacun peut se comporter comme il pense et tromper l’opinion… » Avait répliqué, à l’époque, Augustin Kabuya, porte parole de l’Udps/Limete

Un autre son, celui d’une « Udps en gestation » venait d’être révélé par Mubake, ancien conseiller politique de Tshisekedi et compagnon de longue date, il y a tout juste vingt-quatre heure : « nous allons convoqué toute la base de l’Udps à un conclave pour mettre en place un directoire » devant s’octroyer « les prérogatives du président ».Une guéguerre qui semble avoir encore du temps devant elle.