Par Grevisse Tekilazaya

Le communiqué fait par la CENI, mardi 11 octobre, projetant les élections en 2019 entraine de vives réactions au sein de la classe politique congolaise. Contacté par CAS-INFO, André Atundu, porte parole de la majorité présidentielle a invité la classe politique congolaise à s’en tenir à la décision de la CENI.

Voici, l’intégralité de son interview avec CAS-INFO.

Comment la majorité présidentielle a-t-elle reçu la déclaration faite par le  président de la CENI ? 

L’organe ou l’institution chargée d’organiser les consultations du peuple sous forme de référendum  ou d’élection, c’est la CENI. Je crois après l’expérience malheureuse faite par la classe politique de vouloir imposer tant aux exigences techniques, il est plus sage de s’en tenir à ce que nous donne la CENI  et en fonction de tout  cela que chacun puisse s’organiser. On peut protester, mais pour quel résultat.

Alors dans ce cas, vous êtes  devant l’impasse…

Il n’y a même pas d’impasse, l’impasse signifie que rien n’est prévu. Or l’accord du 31 décembre a prévu en son point IV 4 qu’en cas de nécessité, le Gouvernement, la CENI et  le Conseil National de Suivi de l’Accord pourront de façon consensuelle  accorder un délai supplémentaire à la CENI pour que les élections puissent s’organiser dans les conditions de fiabilité  et de transparence acceptable. Pour les adeptes de la démocratie, il faut respecter les exigences qui servent la bonne exécution des élections.

Cette déclaration de faite par le président de la CENI ne remet-elle pas en cause les résolutions issues de l’accord de Saint Sylvestre ?

Il ne s’agit d’un problème dogmatique, pas non plus un problème de foi. Il s’agit de se rendre à l’évidence devant les faits. Si la CENI nous dit c’est au temps de mois, nous ne pouvons que respecter. La CENCO elle-même avait demandé au président de la république une semaine pour résoudre le problème de consensus. Il lui en a fallu tout au plus 4 mois presque pour arriver à l’accord qui n’a même pas plus. La CENCO sera mal espérée de vouloir imposer à la CENI des dates qui ne répondent pas aux exigences techniques.

Exprimez-vous aussi un regret? 

Nous devons nous triompher de toutes les formations politiques, il n’y a que la majorité présidentielle qui a mis en place une centrale électorale dont le quartier général se retrouve à Kinshasa ici représenté par les provinces.