Par CAS-INFO

On attendait de lui une réaction musclée, Félix Tshisekedi a répondu présent. « Devant cette énième forfaiture, monsieur Kabila et son serviteur Corneille Nangaa ont declaré la guerre au peuple congolais et se sont disqualifiés», a tranché le président du Rassemblement lors d’une conférence de presse jeudi soir à Limete.

Cette réaction intervient au lendemain de la déclaration de la CENI aux organisation de la société civile de n’est pas organiser avant avril 2019, soit, après 504 jours suivant la fin des opérations d’enrôlement d’électeurs dans le Kasaï.

Inacceptable, pour Félix Tshisekedi, qui a réaffirmé la position du Rassemblement en faveur d’une transition « sans Joseph Kabila » après le 31 décembre 2017.

La volonté de la CENI de repousser les élections à 2019 a provoqué jeudi une série de réactions au sein de la classe politique congolaise. Un « coup d’état constitutionnel », selon le président de l’UDA, Claudel Lubaya. Une « décision à respecter », recommande pour sa part, le porte parole de la Majorité présidentielle, André Atundu. Pendant qu’au Centre, Joseph Bangakya plaidait l’irreversibilité d’une « table ronde » pour résoudre la crise.

À Limete, on a donc choisi des mots durs, « la guerre », qui semble ainsi bien « déclarée ».