Par CAS-INFO

Entre la CENI, le gouvernent et la communauté internationale, c’est la course à la montre. À mesure que la fin de l’année approche. Ce mercredi 11 octobre 2017, marqué par les déclarations croisées entre New York et Kinshasa, en a été une véritable illustration.

C’est la CENI qui a été la première à donner le ton. Alors qu’elle devait publier ou dire quelque chose sur le calendrier électoral cette semaine tel que l’avaient annoncé le Centre américain Atlantic Council et l’agence Reuters, la Centrale électoral a répondu présente mais pour repousser encore un peu plus l’espoir de voir les Congolais aller aux urnes dans un délai beaucoup plus proche. Dans un communiqué relayé par les médias mercredi, la CENI a ainsi fait savoir sa volonté d’organiser les élections non pas en 2017, encore moins en 2018, mais « pas avant avril 2019 ». Soit, dans 504 jours, après la fin des opérations d’enrôlement dans le Kasaï.

Une projection étonnante, à laquelle l’Opposition n’a pas encore réagi. L’Organisation des Nations unies, si. Sans faire allusions au communiqué de la CENI, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport sur la situation en RDC publié mercredi soir, appelé à la publication au plus vite du calendrier électoral.

« J’appelle de mes vœux la publication, de toute urgence, d’un calendrier crédible permettant la tenue d’élections dans les plus brefs délais et conformément aux dispositions de l’accord [du 31 décembre 2016] », a exhorté le portugais.

Reste que pour l’instant, le cap des élections est fixé selon le discours officiel dans le pays et les autorités congolaises n’entendent pas se laisser « dicter » la marche à suivre. Alors qu’il intervenait mercredi au Conseil de sécurité sur le futur de la Monusco, le ministre des affaires étrangères Léonard She Okitundu a rejeté toute idée de crise en RDC soutenant même que le Rassemblement, principale coalition de l’Opposition dirigeait l’une d’institutions importantes du processus électoral, le CNSA. Une structure en réalité chapeauté par le dissident Joseph Olenga Nkoy.