Partenariat Afrique Canada et Fair Trade Jewellery Co ont annoncé lundi à Ottawa la première exportation d’or artisanal « libre de conflit » et « traçable » de la République démocratique du Congo vers le Canada.

« Cet événement important survient un mois après que Partenariat Afrique Canada eut annoncé que le projet Or juste a mis en place un système de traçabilité pour l’or artisanal, le rendant légal et libre de conflit en RDC grâce à une chaîne d’approvisionnement fiable, du site minier jusqu’à l’exportateur », explique un compte rendu de la cérémonie envoyé à CAS-INFO.




Partenariat Afrique Canada est une organisation canadienne qui réalise depuis sa création, des enquêtes ainsi que des activités de plaidoyer et de dialogue politique portant sur des questions liées au conflit, à la gouvernance des ressources naturelles et aux droits de la personne en Afrique,et, est, à ce titre, au cœur de cet événement qui vise à envoyer un message positif sur les ressources naturelles en RDC.

« S’approvisionner au Congo était un processus extrêmement ambitieux et inédit. Cela dit, nous en étions convaincus et avions les moyens de le mener à terme grâce aux partenaires que nous avions sur place, comme Partenariat Afrique Canada », s’est félicité Robin Gambhir, cofondateur de Fair Trade Jewellery Co., bijoutier canadien basé à Toronto – pionnier en approvisionnement responsable, développement durable et vente au détail – qui décroche pour cette opération, trois barres aurifères (238 grammes) vers le Canada.

Pour PAC, la démarche de Fair Trade Jewellery Co. d’importer de l’or constitue une étape importante, alors que le projet s’officialise grâce à une chaîne d’approvisionnement fiable qui relie le site minier et l’exportateur en RDC.




« Cette exportation de Bunia (RDC) à Toronto (Canada) est la preuve qu’il est possible d’offrir aux clients canadiens et internationaux de l’or artisanal, traçable et libre de conflit du Congo. En fait, la beauté, c’est d’avoir montré qu’on peut obtenir pour chaque gramme d’or des données fiables, qualitatives et quantitatives, qui indiquent la provenance et les intervenants qui participent à son extraction, sa production et son commerce », a indiqué Joanne Lebert, Directrice Générale de Partenariat Afrique Canada.

À noter que cette première exportation n’était pas, malgré, tout, facile, en raison des contraintes fiscales, restrictions de transport et paperasserie administrative. Partenariat Afrique Canada compte s’appuyer sur ces difficultés pour demander au gouvernement congolais d’améliorer les conditions du commerce légal et de l’investissement responsable.