C’est son premier discours devant le Congrès depuis son élection et son entrée en fonction le 20 janvier dernier. Le nouveau président américain Donald Trump présente les grandes lignes de sa politique ce mardi 28 février 2017 devant les élus Américains.

Si l’intervention du chef de la Maison blanche s’adresse en premier lieu aux Américains, en Afrique, l’intérêt ne manquera pas pour suivre les annonces de ce président que rien n’arrête depuis seulement 40 jours qu’il est aux commandes.

Axe Kinshasa-Washington

Si Donald Trump n’a encore rien dit sur ce qu’il va faire du continent, que ce soit dans le domaine politique ou économique, à Kinshasa, l’avènement du nouveau chef de la Maison Blanche a déjà fait beaucoup de bruit. Arrivé fin mandat le 20 décembre dernier, le président congolais Joseph Kabila a été l’un des premiers chefs d’État à féliciter le nouveau président américain pour son élection. En plus il y a eu cette fameuse photo entre le Premier ministre de la RDC Samy Badibanga et Donald Trump lors d’un dîner de prière à Washington. Une photo qui avait fait polémique, mais qui, pour des nombreux kinois est une preuve que le profil du successeur de Barack Obama, milliardaire comme la majorité des chefs d’Etat du continent, en guerre contre les médias et les libertés individuels comme eux, etc, plaît beaucoup aux dirigeants africains qui mettent tout en œuvre pour s’accrocher indéfiniment au pouvoir.

Donald Trump avec Samy Badibanga lors d’un diner de prière à Washington.

En tout cas dans cette course pour s’arracher Trump, le pouvoir congolais n’est pas seul. L’opposant Congolais Moïse Katumbi aussi est sur la ligne d’attaque. Lui qui n’en finit pas de faire des navettes entre son exil européen et Washington. C’était encore le cas la semaine semaine lorsqu’il s’est affiché aux côtés de Peeter Pham, le directeur des études africaines au Think tank Atlantic Council, toujours pressenti pour occuper la tête du bureau Afrique du département d’État. Pour les camps Kabila et Katumbi, le chapitre Afrique, s’il en existera un dans l’intervention de Donald Trump sera suivi avec beaucoup d’attention.

Moise Katumbi avec Peeter Pham à Atlantic Council à Washington

Quid de l’immigration ?

Mais à l’instar de la majorité d’Africains, globalement, les Congolais seront attentifs à la politique d’immigration de Donald Trump. Va-t-il renforcer ses mesures anti immigrés ? À Kinshasa, une des villes africaines qui a beaucoup bénéficié de la politique de visa dénommée DV lottery qui a permis à des nombreuses familles souvent démunies de s’installer aux États-Unis, on se demande si ce président obsédé par la fermeture des portes de l’eldorado américain ira jusqu’à toucher au salvateur DV lottery.

Même inquiétude pour plusieurs Congolais sans papiers vivant aux États-Unis. « Ils vivent désormais avec la peur au vendre d’être déporté à tout moment, témoigne Steve,régularisé il y a 3 ans à Dallas où vivent selon lui plus de 10 mille Congolais. Pour ces Congolais comme pour leurs compatriotes restés à Kinshasa, le discours de Trump sera inscrit dans leur agenda de ce mardi 28 février.