Plus de 5000 adhérents à travers la République démocratique du Congo. Malgré les restrictions sur internet, Sindika Dokolo a brandi ce premier chiffre tel un trophée, jeudi soir, quelques heures seulement après le lancement de son mouvement citoyen, « Les Congolais debout ».

Des adhérents sur le site internet de l’association citoyenne, mais aussi des followers sur les réseaux sociaux : plus de 13 kilo sur twitter et près de 6000 sur Facebook. Des milliers d’anonymes. Mais pas seulement. Car même les politiques ont aussi afflué.

Si, les amis du collectionneur d’œuvres d’arts ont salué de vive voix l’initiative du « citoyen énervé » – à l’image de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, qui voit dans la création du nouveau mouvement, « notre devoir à nous tous de nous lever pour sauver notre patrie » ou encore Olivier Kamitatu qui s’est fendu d’un « tous ensemble, fronts dressés, défendons nos droits et nos libertés » – d’autres opposants, et surtout des personnalités politiques de la Majorité présidentielle se sont, elles, montrées plus discrètes, mais curieuses.

Selon une petite fouille effectuée par CAS-INFO sur Twitter, des cadres du PPRD, une ministre du Gouvernement Tshibala, un patron d’une grande chaine de télévision proche du pouvoir et un leader d’un grand parti de l’opposition, sont parmi les premiers abonnés du compte twitter de « Les Congolais debout ». Rien d’anormal, à l’ère où tout le monde doit voir ce que son adversaire mijote sur la toile.

Des politiques abonnés dans le silence en attendant sans doute de voir à quelle sauce Sindika Dokolo et ses « Congolais debout » veulent les manger. Plus bavards, en revanche, les « Twittos », eux, ont beaucoup discuté, partagés entre espoir et préoccupation autour d’un mouvement dont ils veulent en savoir davantage. Avant de se mettre debout ou…de rester assis.