Par CAS-INFO

Un nouveau cadre pour la promotion du cinéma africain est né. Il s’agit de CINEAFRI, un réseau de rencontre dédié au cinéma et à la vidéo africains qui ouvre ses portes cette  semaine à Londres, en Grande Bretagne. C’est ce qu’annonce son fondateur, le journaliste et producteur ghanéen, basé à Londres, Ishmael Fiifi Annobil.

CINEAFRI offrira aux cinéastes africains, aux entreprises et institutions liées, un lieu de rencontre où ils peuvent se rencontrer, recruter et offrir du talent, des compétences et des installations; et partager des vidéos et des nouvelles avec leurs fans, explique une note transmise à CAS-INFO.


Une vitrine pour le cinema africain – Photo/Ishmael Annobil ©

En clair, CINEAFRI se veut une réponse « logique » aux grandes avancées que réalisent les cinéastes africains dans les conditions souvent difficiles, mais aussi, à leur besoin d’une visibilité mondiale, en tant qu’artistes modernes crédibles, souligne le texte, qui ajoute, « à cette fin, CINEAFRI a été conçu pour inspirer la réalisation de films sérieux, à travers l’échange d’idées et l’osmose, et aider à développer l’authentique langage cinématographique africain. ».

« Pour une fois, les cinéastes en Afrique ont un forum qui met en lumière leur contribution à l’histoire du cinéma et leur permet d’interagir et de collaborer avec leurs pairs partout dans le monde », a expliqué Annobil dimanche. Celui-ci convie les candidats intéressés à se rendre sur le site, cineafri.com, pour plus de renseignements .

Annobil, la plume et la caméra

À l’initiative de ce projet, Ishmael Fiifi Annobil, 60 ans, est un véritable amoureux du cinéma. Poète, cinéaste, journaliste et compositeur numérique ghanéen basé à Londres, ce natif d’Accra compte à son actif plusieurs documentaires d’art. Parmi eux, Hornsleth: Product of Love, Kenji Yoshida: Artist of the Soul; and In the Presence of Awe: The Transvangarde. Il tourne actuellement Linda Karshan, un documentaire définitif sur l’un des plus grands artistes minimalistes d’Amérique.

Photographe et fondateur des festivals, avec cette nouvelle trouvaille, Ishmael Fiifi Annobil ajoute une œuvre de plus à un palmarès déjà riche. Avec CINEAFRI, il planifie d’ouvrir un bureau opérationnel au Ghana ou au Nigeria plus tard cette année. Histoire de se rapprocher un peu plus des artistes africains. Chez eux. À la maison.