Par CAS-INFO

Sans surprise, le MPLA, le puissant parti au pouvoir en Angola conserve le pouvoir, à l‘issue des élections générales de jeudi 23 août, remportées haut la main par la formation du président Eduardo Dos Santos (64 %). Après près de 40 ans aux commandes du pays, l’un des « présidents à vie » du continent passe la main et lance un signal fort.

Même s’il ne fait que se mettre à l’écart en prenant soin de dépouiller le nouveau président, João Lourenço, de toutes les marges de manœuvres, Eduardo Dos Santos lance quand même un message fort dans cette Afrique où les chefs d’États ont du mal à envisager une autre vie au-delà des quatre murs luxueux des palais présidentiels.

La décision de Dos Santos de s’en aller, s’adresse en particulier à la région agitée des grands Lacs où ses désormais ex homologues s’accrochent. Qu’importe si leurs pays implosent. C’est le cas du Burundi, mais aussi de la RDC. Deux pays dans lesquels le président angolais sortant aura tout tenter pour trouver une solution aux crises qui les secouent et aider à parvenir pacifiquement l’alternance au pouvoir. En vain.

Ce changement, bien que dans la continuité, en Angola, pourra-t-il permettre de donner un coup de fouet à la crise politique en RDC ? À Kinshasa on en rêve, mais en restant bien loin des urnes. Tant, le flou sur la présidentielle censée marquer le passage de flambeau entre Joseph Kabila et son successeur, demeure total.