Par CAS-INFO

Après sa marche du 30 novembre, réprimée par les forces de l’ordre, l’opposition est repartie à la « chasse », à l’etranger. Alors que Félix Tshisekedi a rejoint Londres, en Grande Bretagne, le député de l’Écidé, Martin Fayulu, est lui arrivé mercredi aux États-Unis où il espère convaincre les Américains de revoir leur approche sur la crise politique en RDC.

« À Washington, j’ai invité nos partenaires à privilégier l’option d’une transition sans Kabila comme solution pour éviter le chaos », a expliqué sur twitter l’élu de Kinshasa.

Malgré la publication du calendrier électoral qui fixe les élections au 23 décembre 2018, le Rassemblement doute de la bonne foi du chef de l’État d’amener le pays vers ces scrutins, et prône, donc, l’idée d’une courte transition dirigée par une personnalité consensuelle.

Mais Martin Fayulu et la coalition chapeauté par Félix Tshisekedi vont devoir trouver les mots pour convaincre la communauté internationale, les États-Unis, en tête, qui ont multiplié les déclarations de soutien au processus électoral en cours. « J’ai eu des échanges avec l’opposition et nous leur avons déjà signifié qu’une transition sans Kabila n’était pas conforme à la constitution », a même tranché en novembre dernier, Donald Yamamoto, le chargé de l’Afrique au département d’État américain.