Par Tony-Antoine et Grevisse Tekilazaya 

A Kinshasa, une mégalopole aux embouteillages monstrueux, la fluidité de la circulation routière observée cette matinée rappelle un fait : Le 04 janvier est une journée chômée en  République Démocratique du Congo.

« C’est un jour qui marque une étape décisive dans la conquête de l’indépendance. Le pouvoir colonial a dû prendre conscience que l’indépendance était une aspiration profonde et les gens l’ont manifesté… L’administration a été affolée quand elle a vu le lendemain, le nombre de morts », expliquait l’historien et professeur émérite León de Saint Moulin à nos confrères de Radio Okapi.

En 1959, de manifestants congolais ont subit une violente répression. Suite à une interdiction de manifestation ordonnée par l’administration coloniale, les manifestants se sont  lancés en émeutes qui ont duré trois jours. Le bilan officiel faisait état de quarante-neuf morts, tandis que les responsables de l’Alliance de Bakongo (Abako), parti initiateur du meeting interdit, parlait de centaines de victimes.

Plus de 50 ans passés, les interdictions de manifestations politiques continuent d’endeuiller les populations congolaises. En décembre 2016, une trentaine de manifestants ont perdu la vie. Et récemment, en décembre 2017, la Monusco a fait état de 8 morts dans les manifestations politiques.